Pourquoi certaines réactions nous blessent autant dans nos relations ?
Ce week-end, c’était l’anniversaire de mon mari.
J’avais tellement envie de lui faire plaisir que je lui avais acheté plusieurs petits cadeaux. Parmi eux, une chemise que je trouvais superbe.
Il l’enfile.
La taille lui allait à ravir. La couleur était parfaite. Franchement, moi, je le voyais déjà dedans !
Et puis j’ai vu son visage.
Non.
Ça ne correspond pas.
Mon mari fait lui aussi partie des personnes sensibles et il ressent immédiatement si une matière lui convient ou non. Et là, clairement, le tissu de cette chemise ne lui convenait pas.
Et à cet instant, j’ai senti quelque chose se passer en moi.
Je me suis vexée.
Pas comme avant. Mais suffisamment pour reconnaître immédiatement cette petite fille en moi qui venait de se réveiller.
Parce que moi, j’avais pris du temps pour choisir cette chemise. J’avais pensé à la teinte, à la forme, à ce qui lui irait bien. J’y avais mis du cœur, parce que j’adore offrir des cadeaux.
Sauf qu’il ne m’était même pas venu à l’esprit de penser à la matière.
Et lui n’aimait pas cette chemise.

Pourquoi la réaction de l’autre peut-elle nous faire si mal ?
Ce qui est intéressant, ce n’est finalement pas cette chemise.
C’est ce qu’elle est venue réveiller en moi.
Parce que la Gislène d’avant aurait clairement fait la gueule. J’aurais ressenti beaucoup de colère et de frustration. J’aurais été vexée et je me serais enfermée dans le silence.
Et si je vais encore un peu plus loin, je peux aujourd’hui reconnaître quelque chose qui n’est pas forcément très agréable à regarder : je voulais qu’il se sente mal de ne pas aimer ce que je lui avais offert.
Bien sûr, ça se passait assez inconsciemment. Mais quelque part, j’avais envie de le rendre un peu coupable de ne pas recevoir mon cadeau comme je l’aurais voulu.
Faire la gueule, c’était aussi une forme de prise de pouvoir
Et c’est là que j’ai pris conscience de quelque chose qui m’a beaucoup challengée.
Moi qui détestais tout ce qui était de l’ordre de la manipulation, je me suis rendu compte que c’était aussi une forme de manipulation.
Depuis toute jeune, j’ai toujours eu ce côté très rebelle. Je n’aimais pas qu’on prenne le pouvoir sur moi.
Et en même temps, je me rendais compte que c’était exactement ce que je faisais avec l’autre.
En faisant la gueule, en me fermant, en laissant l’autre sentir que j’étais vexée, j’essayais moi aussi de reprendre une forme de pouvoir sur lui.
Et ça, ça m’a vraiment fait réfléchir.
Et parfois, ces fonctionnements ne commencent pas avec nous
Avec le temps, j’ai aussi compris que j’avais mimétisé cette façon de culpabiliser l’autre.
Ma maman fonctionnait comme ça.
Et je ne dis pas cela pour lui faire porter la responsabilité. Elle avait elle-même certainement appris cette façon de fonctionner quelque part.
Parce que ces mécanismes peuvent se transmettre de génération en génération. On les reproduit parfois sans même s’en rendre compte, simplement parce que c’est ce qu’on a vu, ce qu’on a vécu et ce qu’on a appris dans nos relations.
Jusqu’au jour où on commence à les voir.
Et à partir de là, une autre possibilité apparaît : continuer à réagir de la même manière, ou décider de changer.
Quand j’ai compris que ce fonctionnement n’était plus au service de mes relations
À un moment, j’ai simplement vu que cette façon de réagir n’était plus au service de la relation.
On tournait en rond.
Je réagissais chaque fois de la même façon et, au final, ça ne nous permettait pas d’évoluer, que ce soit dans mon couple ou dans mes autres relations.
Alors j’ai décidé de changer.
Et pour ce faire, je me suis fait accompagner.
Parce que comprendre intellectuellement pourquoi nous réagissons comme nous le faisons est une chose. Mais parfois, ça ne suffit pas.
Il y a des blessures qui sont restées là, en nous, et qui continuent à se réveiller dans certaines situations, même lorsque notre tête a parfaitement compris.
J'ai encore fait quelque chose de faux
C’est quelque chose que je retrouve souvent chez les personnes que j’accompagne.
Elles arrivent parce qu’elles cherchent à comprendre ce qui se passe dans leurs relations. Elles se sentent rejetées, pas comprises, vexées. Elles peuvent ressentir beaucoup de tristesse et parfois avoir l’impression de devoir faire des choses qu’elles n’ont pas envie de faire, dire des choses qu’elles n’ont pas envie de dire, comme si elles n’avaient plus vraiment le droit d’être elles-mêmes.
Et souvent, derrière ce qui se passe aujourd’hui, nous retrouvons une blessure beaucoup plus ancienne.
Quelque chose qui ressemble à :
« J’ai encore fait quelque chose de faux. »
Ou parfois, plus profondément :
« Je n’ai pas le droit d’exister tel que je suis. »
Alors lorsqu’une personne nous dit non, ne réagit pas comme nous l’espérions ou ne reçoit pas ce que nous lui donnons comme nous aurions aimé qu’elle le reçoive, ce n’est parfois plus seulement la situation présente qui nous fait mal.
Elle vient toucher quelque chose de beaucoup plus ancien.
Et si l’autre ne faisait pas forcément quelque chose contre moi ?
Dans mon histoire de chemise, mon mari était simplement en train de me dire qu’une matière ne lui convenait pas.
Mais autrefois, une partie de moi aurait pu entendre tout autre chose.
Tu t’es trompée.
Ce que tu as choisi n’est pas bien.
Ce que tu me donnes n’est pas assez.
Alors que ce n’était absolument pas ce qu’il était en train de me dire.
Et je trouve cette distinction fondamentale dans nos relations : ce que l’autre dit ou fait, et ce que moi j’entends à travers mon histoire, ne sont pas toujours la même chose.
Chacun vit sa propre réalité.
Comprendre ce qui se joue entre les deux
Lorsque j’accompagne une personne, ma capacité à lire et à ressentir l’énergie me permet aussi de percevoir ce qui se joue des deux côtés de la relation.
Je vais pouvoir lui dire : voilà ce que je ressens pour toi, et voilà ce que je perçois de l’énergie de ton mari, de son mode de fonctionnement, ou de la personne avec laquelle tu rencontres une difficulté.
Et très souvent, rien que cela amène déjà beaucoup de compréhension.
Parce que tout à coup, elle peut voir que l’autre ne fonctionne simplement pas comme elle.
Puis nous allons regarder ce que cette relation vient réveiller en elle. Quelle blessure est touchée ? Qu’est-ce que cette situation vient raconter à une partie plus ancienne d’elle-même ?
Et comme un soin énergétique se fait également pendant mes accompagnements, le travail ne reste pas seulement au niveau de la compréhension.
Ce que les personnes me disent très souvent après une séance, c’est qu’elles se sentent beaucoup plus légères et qu’elles ont retrouvé de la clarté.
Et lorsqu’on comprend enfin ce qui est en train de se jouer, on commence aussi à voir des possibilités de changer là où, jusque-là, on avait l’impression de tourner en rond.
Comprendre nos blessures ne signifie pas tout accepter
Et j’ai envie d’apporter ici une nuance qui me semble essentielle.
Comprendre que certaines réactions viennent toucher nos propres blessures ne signifie absolument pas que tout vient de nous.
Il existe aussi des comportements réellement irrespectueux, culpabilisants, manipulateurs ou des relations qui ne nous font pas du bien.
Et justement, apprendre à mieux se connaître permet aussi de faire cette différence.
Qu’est-ce que cette situation vient réveiller de mon histoire ?
Et en même temps :
Qu’est-ce qui est réellement en train de se passer dans cette relation ?
Parce que faire un travail sur soi ne devrait jamais nous amener à tout accepter ou à nous remettre systématiquement en question.
Au contraire, plus nous apprenons à nous connaître, plus nous pouvons retrouver suffisamment de clarté pour sentir ce qui nous appartient et ce qui ne nous appartient pas.
Le respect change notre manière d’être en relation
Le respect change notre manière d’être en relation
Cette fois, devant cette fameuse chemise, j’ai pu observer ce qui se passait en moi sans demander à mon mari de porter ce que cela réveillait chez moi.
Je me suis dit :
C’est son droit.
Ce n’est pas contre moi.
Il se respecte simplement dans son ressenti et il ne veut pas porter quelque chose qui ne lui convient pas.
Et j’ai même ressenti beaucoup de gratitude pour la délicatesse avec laquelle il m’a dit non.
Cette fois, je ne l’avais pas pris personnellement.
Et finalement, je crois que l’un des plus beaux cadeaux que nous puissions faire aux personnes que nous aimons, c’est de les respecter suffisamment pour les laisser être qui elles sont.
Même lorsque leurs choix ne sont pas les nôtres.
Même lorsqu’elles nous disent non.
Même lorsque leur façon de ressentir vient nous challenger.
Ce que j’aimerais laisser derrière moi
Et c’est aussi ce que j’aimerais laisser derrière moi.
Le jour où je quitterai cette Terre, j’aimerais que mes enfants, et peut-être aussi toutes les personnes que j’aurai rencontrées sur mon chemin, puissent se dire :
« Elle m’a respecté pour qui j’étais. »
Parce qu’au fond, je crois que le respect que nous sommes capables d’accorder à l’autre commence aussi par celui que nous apprenons à nous accorder à nous-mêmes.
Et peut-être que c’est aussi cela, aimer : ne pas demander à l’autre de devenir quelqu’un d’autre pour que nous nous sentions mieux, mais apprendre à nous rencontrer avec nos différences, tout en restant profondément respectueux de qui nous sommes.
Et si cela résonne avec ce que tu vis…
Si tu te reconnais dans certaines de ces situations, si tu ne sais parfois plus quoi penser dans tes relations ou si tu aimerais simplement comprendre ce qui se joue pour toi, je peux t’accompagner à y voir plus clair.
Je propose un premier appel gratuit de 30 minutes, simplement pour faire connaissance, échanger sur ce que tu vis et voir si ma façon de t’accompagner peut te correspondre.
Tu peux aussi simplement me contacter si tu souhaites davantage d’informations sur mes accompagnements.


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